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Check-list SEO pour UX UI Designers

By 17 juillet 2018 No Comments

La check list SEO pour les UX et UI designers

« Le SEO comme l’UI a besoin de l’UX pour exister. En revanche, l’inverse est bien moins évident ».

 

Cette phrase d’un célèbre web marketeur me semble à elle seule résumer la complexe cohabitation entre les deux univers SEO et UX.

C’est également cette phrase qui justifie selon moi le besoin de connaissances SEO de la part des UX, besoin que je vais tenter de satisfaire dans cet article.

L’idée n’est pas de faire un descriptif complet de chaque élément d’analyse mais de donner des explications permettant de comprendre les enjeux de tel ou tel point.
Check-list structurelle

Les points ci-dessous concernent principalement les développeurs, car ce sont eux qui pourront procéder aux optimisations.

 

Robots.txt

Il s’agit d’un fichier .txt qu’on place à la racine du serveur. Il indique aux moteurs de recherche quelles sont les url ou les variables d’url qu’on ne souhaite pas voir crawlées par les moteurs. Par exemple il s’agira par exemple de variables de filtres « order= » qui n’ont aucun intérêt pour le référencement (il s’agit de cas de contenu dupliqué).

 

Sitemap.xml

Il s’agit d’un fichier .xml qu’on place à la racine du serveur au même endroit que le fichier robots.txt. Il a pour objectif de lister l’exhaustivité des url indexables sur Google. Si la structure du site est bonne, il n’y a pas d’intérêt à générer ce fichier. En réalité l’intérêt est de le soumettre à la Search Console afin d’identifier le volume de pages indexées sur Google versus le volume de pages renseignées dans le fichier sitemap.xml. Si il y a un gros différentiel entre les deux indicateurs il faudra investiguer.

 

Temps de chargement de page

Google recommande de faire passer le chargement html d’une page à 200ms. L’ensemble des éléments d’une page (css, js, médias etc) doit être chargé en 1,5 seconde maximum.

Il est possible d’optimiser les points suivants :

– Activer la compression des ressources
– Utiliser les sprite css pour limiter le volume de requêtes serveurs.
– Différer le js.
– Choisir le format approprié aux images.
– Limiter le volume de fichiers css en les regroupant.
– Minifier les fichiers js.
– Eviter les commentaires dan le code.
– Eviter la duplication de fichiers css.
– Limiter au possible le volume de requêtes serveurs.

 

Migration vers la version https si ce n’est pas encore fait

Google recommande par mesure de sécurité de migrer son site vers la version https. La raison évoquée est la protection des données. Chrome s’octroie le droit d’afficher un message de sécurité sur les listes Google si un site non passé en https ne lui parait pas sécurisé.
A noter toutefois, contrairement à certaines rumeurs que le passage à l’https ne permet pas de gains de positions sur Google.

La migration vers l’https doit donc répondre à un besoin technique et non référencement.

 

Gestion de la duplication de contenu

La gestion de la duplication de contenus est très impactant sur un site. En raison de bugs structurels on peut se retrouver à plus de 80% d’un site massivement dupliqué.

La duplication de contenu revêt différentes formes :

– Présence de variables dynamiques mal gérées dans une url.
– Bug de gestion d’un ID dans une url.
– Contenus d’une page dupliqués sur plusieurs pages.
– Balises titre identiques sur plusieurs pages.

La présence massive de contenus dupliqués sur un site peut impacter gravement le budget de crawl alloué par Google sur un site : Concrètement si un site a 80% de son contenu dupliqué, le crawl de Google se perdra dans des pages inutiles et c’est le contenu utile du site qui en pâtira car il ne sera pas crawlé efficacement.

D’où l’intérêt de bloquer dans le robots.txt les url et variables d’url qu’on souhaite bloquer au crawl de Google de telle sorte que celui-ci pourra se concentrer sur les zones utiles du site.

Analysez les éventuels problèmes de duplication de contenu sur votre site.

 

Gestion des pages 404

Il peut arriver qu’un site comporte de nombreuses pages d’erreurs 404, dû à des bugs et/ou des problèmes de gestion.

L’objectif est de faire en sorte qu’il y en ait le moins possible sur le site en ayant une gestion rigoureuse de ces erreurs (via notamment le check-up sur la Search Console).

Le second objectif est de faire en sorte que la page 404 ne soit pas une page de sortie du site, mais plutôt une page d’aiguillage de l’internaute vers d’autres pages du site. Notamment, en personnalisant la page, et donner envie aux internautes de cliquer sur des liens internes.

 

Check-list templating : Les points ci-dessous concernent l’optimisation des différents éléments existant sur une page.

 

Balise Title

La balise title (ou titre) est un élément déterminant d’une page. Si elle est bien qualifiée et correspond bien au contenu de la page, elle pourra potentiellement sortir dans les listes de résultats Google.

La balise title doit comporter la requête principale de la page. La balise title et le contenu de la page doivent correspondre parfaitement, sinon la page perd toute sa pertinence même si le contenu est de qualité.

 

Balise description

On peut dire que la balise description est une extension de la balise titre. On reprendra la requête de la balise title puis on fera un petit descriptif de deux lignes environ de la page.

 

Balise Keyword

Cette balise n’est plus prise en compte par les moteurs depuis plusieurs années déjà. Il ne sert plus à rien de la renseigner.

Au début des années 2000, les référenceurs s’en sont beaucoup servi pour sur-optimiser leurs pages.

 

Balise H1

Le H1 correspond au titre d’une page, le titre qui s’affiche en haut de la page. Il correspond à la requête primaire affichée dans la balise title. Il peut aussi être une déclinaison de la requête primaire.

 

Microdata

Les microdatas sont très utiles pour segmenter / structurer le contenu d’une page web. Il n’aident pas à mieux se positionner sur les listes de résultats Google, mais peuvent participer au taux de clics sur Google.

<a href= »http://schema.org/docs/full.html »>La liste complète des microdata est ici.</a>

Attributs alt

Les attributs alt correspondent au descriptif d’une image. Par exemple : Sur une image d’un chat qui boit du lait. L’attribut alt sera « Un chat buvant du lait ». Pour un logo l’attribut alt sera le nom de la société correspondant au logo.

 

Fil d’Ariane

Le fil d’Ariane est très important sur la page. Il a deux fonctions importantes:

– Guider l’internaute qui arrive sur une page profonde du site dans sa navigation.

– Permettre la présence d’une navigation remontante (pour le linking interne, et pour les moteurs).

 

Header /footer

Le footer ne doit pas être un doublon du header comme on peut le voir encore sur de nombreux sites. Le footer a pour objectif d’afficher des liens dits mineurs (sans valeur SEO forte) : Conditions générales de vente, mentions légales, confidentialité.

Le header a pour objectif d’afficher l’arborescence du site : les liens vers les principales catégories.

Il peut représenter le premier point d’entrée des moteurs et des internautes.

Gestion de la pagination (pages de listing)

Il existe deux manières d’optimiser l’affichage de la pagination.

– Intégrer les balises rel prev rel next dans la section <head> des pages.

Rel prev : Pour indiquer l’identité de la page précédente.

Rel next : Pour indiquer l’identité de la page suivante.

<link rel= »prev » href= »http://www.example.com/article-partie1.html »>

<link rel= »next » href= »http://www.example.com/article-partie3.html »>

Donner accès à Google à l’ensemble des pages de pagination dès la page 1. Selon le volume de pages de pagination, afficher les unités, puis les dizaines. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 200 300.

 

Chapô

Le chapô est un petit paragraphe introductif de 2-3 lignes qui donne le ton ou/et un rapide aperçu du contenu d’une page (article ou liste de résultats). Il est utile au référencement, mais pas forcément pour l’internaute.

 

Contenu éditorial

Le contenu éditorial correspond à l’ensemble des textes affichés sur une page. Sur une page article, il s’agira de l’article lui-même, sur une page produit, il s’agira du descriptif produit (ainsi que les avis et commentaires).

En SEO on a tendance à ajouter beaucoup de contenus pour plaire à Google et que celui-ci considère que cette page spécifique est légitime pour remonter sur telle requête. A titre personnel, je ne suis pas sûr que cette masse de contenus soit lue par les internautes. Il faut trouver un juste milieu pour afficher le contenu utile au référencement sans gêner l’expérience de l’utilisateur. Par exemple il est possible d’afficher les contenus secondaires en bas de page.

 

Liens internes

Les liens internes servent à naviguer d’une page vers une autre au sein du même site. L’idée c’est surtout que les liens soient les plus pertinents et cohérents possible par rapport au contenu de la page de départ.

Il peut s’agir par exemple de liens vers des fiches produits complémentaires, des pages articles complémentaires, des guides / fiches pratiques complémentaires. On cherche à rester mesuré par rapport au volume de liens connexes. Tout dépend de la structure et de la volumétrie du site, mais raisonnablement, on n’irait pas au-delà de 20-30 liens connexes. Encore une fois, tout dépend de la structure du site.

 

Indexation des pages

Comme vu ci-dessus, nous n’avons pas intérêt à souhaiter l’exhaustivité des pages de son site. Dans l’idéal on ne cherchera à indexer que les pages qui ont vocation à être indexables et à générer du trafic. Il s’agira par exemple de pages listes, produits, articles, home page. Bref, les url canoniques et les pages 1 en cas de pagination.

Il est toujours intéressant de vérifier le volume de pages indexées via la Search Console ou via la commande « site: » dans le champ de recherche Google.

 

Règles d’écriture pour le web

Voici ci-dessous quelques uns des grands principes de la rédaction web :

– Structurer le contenu selon le concept de la pyramide inversée :
– Aller du général au particulier. Donner les éléments essentiels en début de contenu, puis donner les détails en fin de paragraphe.
– Utiliser des phrases courtes.
– Traiter une idée par paragraphe.
– Aérer la mise en page.
– Adapter le style d’écriture à la cible.
– Faire le titre le plus explicite possible.
– Faire attention au fautes d’orthographe et de syntaxe.
– Etre concret.
– Ecrire des contenus utiles.
– Utiliser la voix active.
– Etre positif (le style négatif allonge les phrases).
– Définir en amont ce qu’est sa charte éditoriale web
– Ne pas utiliser de jargon, ni de cliché.
– Hiérarchiser le contenu titre, sous-titres, paragraphes.
– Intégrer des liens dans le contenu.
– Faire le bon choix de mots clés selon l’attente et l’intention de l’internaute.

L’objectif de la rédaction web est d’apporter rapidement la réponse que l’internaute souhaite sans qu’il ait à chercher lui-même.

Chaque contenu doit avoir une structure claire et précise (introduction, partie 1, partie 2, partie 3, conclusion).

Toujours avoir en tête qu’on rédige pour l’internaute et non pour les moteurs. Il faut donc que la lecture du contenu soit fluide et aisée.

Quid de la longueur : Quelle longueur pour un article? On peut partir sur un minimum de 900 signes. Ca c’est la règle commune.

A titre personnel, j’ai tendance à dire à mes clients de rédiger le contenu qu’ils considèrent comme suffisamment intéressant et crédible pour l’internaute. On peut faire des tartines de texte qui n’a aucune valeur ajoutée. Rédigez ce qui vous semble indispensable en premier lieu.

 

Préparation au Mobile Index First de Google

Le guide pour une bonne préparation au Mobile Index First est disponible ici.

Ce guide Mobile Index First de Google convient à toutes les situations : Site RWD ou site mobile en parallèle.

Il intervient dans une logique de conception business 100% Mobile First.

Le Mobile Index First est une mise à jour majeure sur Google. Jusque maintenant le site indexait la version desktop d’un site (la version par défaut). Désormais (il a commencé à le faire aux Etats Unis) il va indexer la version mobile du même site. Si le site est en RWD, ça ne pose pas de problème (hormis le fait de vérifier que l’ergonomie de la version mobile ne comporte pas d’erreur d’affichage ou de conception). Si une version mobile existe, il faudra faire bien attention d’y apporter toutes les optimisations nécessaires.

N’hésitez pas à tester l’affichage de votre version mobile (la version rwd est un bon début mais pas suffisant). Entre autres :

Ascenseur latéral.

Taille des lettres et des espaces.

Risque de superposition des éléments.

<a href= »https://search.google.com/test/mobile-friendly?hl=fr »>L’outil de test d’optimisation mobile est ici.</a>

Problématiques émergentes : Recherche Vocale

Ca y est Google Home trône dans votre salon, et la recherche vocale également.

Par la voix on pose de vraies questions et plus seulement quelques mots clés dans le champ de recherche Google.

Le SEO est donc impacté, et doit donc s’adapter à cette nouvelle manière de chercher les informations.

C’est donc du trafic longue traine qui va être généré et il faudra donc produire le contenu qui correspond à cette longue traine.

 

Collaboration UX / SEO

Echanger ensemble sur les problématiques propres à chacun.

Trouver des compromis selon les contraintes des deux parties.

Echanger les bonnes pratiques, et sensibiliser sur les impératifs et besoins de chacun.

Enfin, voici le point qui me parait vraiment essentiel : La mise en place régulière de tests utilisateurs pour confirmer ou infirmer la pertinence d’une interaction ou d’une optimisation seo sur une page.

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